Hypnose

L’hypnose ericksonienne, c’est une invitation à mobiliser tes propres ressources, celles que tu portes déjà. Un état de conscience modifiée, doux et naturel, pour travailler là où les mots seuls ne suffisent pas.

Une expérience qui a tout changé


Je n’oublierai jamais le deuxième jour de ma formation en hypnose.
On nous demande un exercice en apparence simple : par deux, l’opérateur se place derrière le sujet et, via des suggestions hypnotiques, l’invite à se laisser aller vers l’arrière. Il pose les mains sur les épaules, le sujet commence à se balancer, soutenu.


Simple pour tout le monde. Cauchemar pour moi.
Ces exercices de lâcher-prise, j’en avais fait dans toutes les formations, tous les team-buildings. J’en étais toujours sortie frustrée, et au fond triste de ne pas avoir réussi à faire confiance.


Cette fois, c’était différent. Une dame assez âgée me demande d’être ma partenaire. Je m’excuse déjà pour ce qui va suivre. Elle me dit que c’est très bien, même, de ne pas faire confiance à la première venue. Elle le dit avec douceur, sans ironie. Elle sentait que pour moi, ce n’était pas qu’un exercice de formation. Quand elle s’est placée derrière moi, après m’avoir demandé la permission de toucher mes épaules, j’ai ressenti quelque chose monter. Une sécurité, inattendue. Quelques minutes plus tard, j’entendais comme de loin les formateurs passer et dire que c’était comme si je volais, les bras en l’air, basculant heureuse d’avant en arrière.


Ce que l’hypnose m’a appris


Ce jour-là, j’ai compris que l’hypnose ne force rien. Elle donne un sens à la résistance, elle restitue le pouvoir du choix, et elle laisse à l’inconscient la possibilité d’essayer. Pas pour réussir. Pour aller mieux.


Ce que l’hypnose permet

L’hypnose peut s’utiliser seule, comme suivi à part entière, ou s’intégrer dans un cadre thérapeutique plus large. Dans les deux cas, ce qui se passe est fondamentalement le même.
L’état hypnotique est un état de conscience particulier, plus disponible, plus à l’écoute, où les défenses psychiques habituelles se relâchent un peu. Ce n’est pas du sommeil, et ce n’est pas de la magie. C’est un espace où la créativité, la perception des émotions et de la douleur psychique peuvent être sensiblement différentes de ce qu’on vit habituellement.
Dans cet espace, la personne peut aller regarder de plus près la fonction de son symptôme. Elle peut poser un choix conscient face à des comportements automatiques ou des vécus qui semblent se répéter sans raison. C’est pour cela que l’hypnose a fait ses preuves dans le traitement des addictions, des phobies et des états de fort stress émotionnel.

L’hypnose ericksonienne : vous choisissez, toujours

Une dernière chose, parce qu’elle compte : l’hypnose ericksonienne n’a rien à voir avec l’hypnose de spectacle. Vous ne perdez pas le contrôle. Vous ne faites rien contre votre volonté. Et si vous résistez ? Ce n’est pas un problème. C’est souvent là que le travail commence vraiment.

Modalités

Chaque séance dure entre 1 heure eu 1h15. Le prix est de 100 euros. En présentiel, à Bruxelles, ou en ligne.


Est-ce que tout le monde peut être hypnotisé ?

Oui. L’état hypnotique est un état naturel que vous vivez déjà au quotidien : quand un livre vous absorbe, quand vous conduisez sans y penser, quand votre esprit part ailleurs. Ce n’est pas une capacité particulière. C’est quelque chose d’humain.

Est-ce que je vais perdre le contrôle ?

Non. Sous hypnose, vous restez pleinement conscient.e et libre de vos choix. Personne ne peut vous faire dire ou faire quelque chose contre votre volonté.

Et si je résiste ?

La résistance n’est pas un obstacle. Comme vous l’avez peut-être lu dans mon expérience, c’est souvent là que le travail commence vraiment. Elle a toujours quelque chose à dire.

C’est comme l’hypnose de spectacle ?

Pas du tout. L’hypnose ericksonienne n’a rien à voir avec les shows télévisés. Ici, vous n’aboyez pas comme un chien. Vous êtes accompagné.e, à votre rythme, dans un espace de confiance.

En combien de séances est-ce que ça fonctionne ?

Cela dépend de vous, de votre demande, et de ce qui émerge. L’hypnose peut s’utiliser sur quelques séances ciblées ou s’intégrer dans un suivi plus long. On en parle ensemble dès le premier rendez-vous.

L’hypnose peut-elle remplacer une thérapie ?

Elle peut être une thérapie à part entière, ou venir en soutien d’un travail thérapeutique déjà engagé. Dans ma pratique, je l’utilise souvent comme outil au sein d’un accompagnement intégratif, parce que le symptôme, seul, ne dit pas tout, mais aussi comme outil à part entière.

Et si je découvre des choses très enfouies qui me font peur ?

C’est une question importante, et elle mérite une réponse honnête. L’inconscient ne dévoile que ce qu’il est prêt à dévoiler. Il ne vous met pas en danger. Et si quelque chose d’intense émerge, vous n’êtes pas seul.e : je suis là, et c’est précisément pour ça qu’on travaille dans un cadre thérapeutique, pas seul.e dans une app.

Y a-t-il un risque de rester bloqué.e en hypnose ?

Non. C’est une des peurs les plus répandues, et elle est sans fondement. Vous sortez de l’état hypnotique naturellement, comme on sort d’une rêverie. Personne n’est jamais resté en hypnose.

Puis-je éliminer des douleurs physiques grâce à l’hypnose ?

Toute douleur est un message du corps. Avant de chercher à la modifier, je veux m’assurer qu’elle a été entendue et explorée médicalement. C’est pourquoi je ne travaille sur la douleur physique qu’avec un accord écrit de votre médecin traitant, généraliste ou spécialiste. Il ne s’agit pas d’éliminer un symptôme qui cherche à se faire écouter, mais d’accompagner votre rapport à lui, une fois que le corps médical a fait son travail.

En combien de séances vais-je arrêter de fumer ?

Je ne peux pas vous donner un chiffre. Ce que je peux vous dire, c’est que la motivation réelle, unie à la compréhension de votre addiction, est le facteur le plus déterminant. On en parle dès la première séance.

Est-il dangereux d’être en hypnose ?

Non. L’hypnose ericksonienne est sans danger. Vous restez conscient.e, vous gardez le contrôle, et vous ne faites rien contre votre volonté. Certaines séances peuvent générer de la fatigue ou faire remonter des émotions dans les jours qui suivent. C’est normal, c’est souvent signe que quelque chose travaille.

Puis-je venir si j’ai une pathologie psychique ?

Cela dépend de la nature de la pathologie et du suivi en place. L’hypnose peut s’intégrer à un parcours de soin existant, en coordination avec d’autres professionnels. Si vous avez un doute, écrivez-moi. On en discute avant même le premier rendez-vous.

Vais-je pouvoir parler en hypnose ?

Oui, tout à fait. L’état hypnotique n’est pas un état de paralysie. Vous pouvez parler, répondre, poser des questions. Certaines personnes parlent beaucoup, d’autres très peu. Les deux sont valides.

Est-ce que je peux faire des régressions dans le passé ?

La régression existe dans ma pratique, mais elle n’est pas une fin en soi. On ne vient pas en séance d’hypnose “pour faire une régression” comme on commanderait quelque chose à la carte. C’est un outil qui peut être pertinent dans certains moments d’un accompagnement thérapeutique, quand le cadre le permet et quand c’est moi qui l’évalue. Ce cadre, c’est moi qui le porte.